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Abd Al Malik / L’Art et la Révolte

  • # Aix en Provence (Du 12 au 16 mars 2013).

    Un spectacle, une mise en scène, de la musique, des textes, de la danse (avec Miguel Nosibor), un ensemble qui nous a remplis de bonheur.
    Abd Al Malik, Camus, tous les deux parlent de leur racine, de leurs proches, de leur peuple. Ils abordent les mêmes thèmes : l’Homme dans la société, sa condition, la liberté.
    C’est en reprenant ces thèmes qu’Abd Al Malik a créé pour ce spectacle des « pièces musicales ».
    Du texte, de la poésie, riches de sens, d’une vive émotion. Un homme beau dans tout son être qui aime les mots et qui a un talent admirable.
    La beauté du verbe avec laquelle il exprime des sentiments, il dénonce l’injustice, la misère, la violence, il bannit la discrimination nous hisse vers l’espoir d’un monde meilleur. Un monde dans lequel tout être est en droit de mériter le respect de son prochain.
    E.B.

    # Pour en savoir plus sur ce spectacle, cliquer ICI

Abd Al Malik / L’Art et la Révolte

  • # Aix en Provence (Du 12 au 16 mars 2013).

    Un spectacle, une mise en scène, de la musique, des textes, de la danse (avec Miguel Nosibor), un ensemble qui nous a remplis de bonheur.
    Abd Al Malik, Camus, tous les deux parlent de leur racine, de leurs proches, de leur peuple. Ils abordent les mêmes thèmes : l’Homme dans la société, sa condition, la liberté.
    C’est en reprenant ces thèmes qu’Abd Al Malik a créé pour ce spectacle des « pièces musicales ».
    Du texte, de la poésie, riches de sens, d’une vive émotion. Un homme beau dans tout son être qui aime les mots et qui a un talent admirable.
    La beauté du verbe avec laquelle il exprime des sentiments, il dénonce l’injustice, la misère, la violence, il bannit la discrimination nous hisse vers l’espoir d’un monde meilleur. Un monde dans lequel tout être est en droit de mériter le respect de son prochain.
    E.B.

    # Pour en savoir plus sur ce spectacle, cliquer ICI

De nombreuses manifestations liées à Marseille Provence, capitale européenne de la Culture posent la question de l’intervention artistique au profit de ce que nous nommons « Culture de paix ».
Parmi elles, « Mappings » de Mona Hatoum aux Pénitents noirs à Aubagne, le projet Ville invisible de la Compagnie des Arpenteurs, les futures expositions Picasso et Pompidou mobile. En voici quelques écho, à notre manière : de témoignages, des ateliers de formation et de réflexion.

# MAPPINGS / Mona Hatoum

Mappings / Mona Hatoum (c) Site du FRAC PACA

La Chapelle des Pénitents Noirs, lieu riche par son histoire et sa beauté, accueille dans le cadre de Marseille Capitale de la culture, l’exposition Mappings de Mona Hatoum jusqu’au 17 mars. L’artiste née à Beyrouth dans une famille palestinienne a subi la guerre civile libanaise de 1975 et s’est exilée à Londres.
Avec cette exposition, elle plonge le visiteur dans ses retranchements et met en lumière les turbulences d’un passé et d’un présent liés au territoire. À travers ses œuvres, elle place en relief plusieurs thèmes qui lui sont chers : le questionnement identitaire, l’expérience de l’exil, la menace d’une guerre mondiale. « La venue de Mona à Aubagne, ville pour la Paix, est apparue comme une évidence pour cette artiste très engagée », confie Pascal Neveux, directeur du Fonds régional d’art contemporain (Frac).
(La Provence - http://www.laprovence.com/article/l... - (c) Photo Site du FRAC Paca
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Quelques échos en relation avec la Culture de Paix

Deux entrées dans un monde de mémoire et de solidarité. Deux ponts. Deux échos à travers l’espace et le temps..

Cheveux.
L’entrée la plus singulière, la plus personnelle qui soit. Cheveux qui nous accompagnent aux différents âges de la vie. Cheveux qui parlent, disent notre joie et nos peines. Cheveux qui séduisent, cheveux qui souffrent. Petites boucles du nouveau né, gardé précieusement par les parents. Première coupe à l’adolescence. Cheveux qui s’éclaircissent, cheveux qui tombent. Ils sont ce que nous avons de plus intime. Et je ne parlerai pas de ces cheveux tondus, accumulés, devenus montagne derrière la vitre dans le sinistre bâtiment principal de A.. Drame nu.

Savon.
Petits cubes de taille régulière. Vous voilà, comme dans un damier d’enfant, réunis, faisant surface, séduisants de régularité et d’imperfection. Vous vous couvrez de perles fines sous les doigts de la femme qui attend. Sous les doigts de l’enfant qui tue le temps. Espace troué. Espoir troué. Disjoint.

Michel N. (Carnoux)

Une exposition que l’on ne visite pas avec légèreté..

Chaque œuvre interpelle par son sujet, son esthétisme mais aussi par sa technique de réalisation. L’utilisation de certains matériaux donne une force, une puissance à son expression esthétique.
Elle permet clairement de se questionner sur l’humanité. Elle est le récit d’une histoire. Mona Hatoum, artiste engagée, porte la parole d’un peuple. Son Art est comme un message. Un message de Paix.

Eva B. (Aubagne)


Visite de l’exposition à Aubagne – mars 2013.
Elle a mis le monde dans un panier tressé mais il s’est troué.
Ella a voulu le pendre pour le faire sécher, mais quand elle l’a essoré, ce sont des larmes de cheveux qui sont tombées dans un réservoir sans fond.
Elle a pris ces larmes, en a dénoué chaque cheveu, comme un marin dénoue ses filets. Elle a aimé chaque cheveu.
Elle a renoué les gris avec les gris, les noirs avec les noirs et le filet gris a dit au filet noir : « Suis- moi, je connais un chemin. »

Je suis venue, je me suis heurtée à un mur de métal troué de haine.
J’ai eu peur. J’ai peur du métal. J’ai senti les balles qui avaient troué ce mur si froid transpercer à son tour mon corps, fragile comme celui de tous ceux qui tombent troués par le métal.
Je me suis rappelé le keffieh qui m’avait questionnée à l’entrée. Allais-je le nouer autour de mon cou ou l’attacher à un bâton et courir en avant pour demander une trêve.
Sur la carte de Kaboul, il y avait un espace bleu : Dâriatchè, la petite mer. Elle faisait comme une respiration au loin des bombes. C’est alors que j’ai entendu le murmure des cheveux. J’avais noué le keffieh autour de mon cou, mais je me suis assise. Enfin, j’ai regardé : la terre était craquelée de partout, mais si belle.

Natalie R. (Bruxelles)


Entre l’acier doux et le centre de la terre, il n’y a qu’un cheveu..
Celui de Mona Hatoum
Penser la terre pour tenter de panser ses blessures
En creux, en bosses, en petites morsures dans un acier pourtant doux…
La lecture des sculptures percole en questions lancinantes
Touchée, mais pas coulée
Mona sculpte et nous tend une carte
Par quel bout la prendre…
Un voyage demi-planétaire
Bien dessiné ligné en losanges colorés
Un engagement à pied nu
Les pieds justement bien collés à terre
Dans un déplacement lent
Qui prend le temps de la prise de température
Qui respecte la posture en équilibre
Qui poursuit sa route imperturbable
Entre les mouvements furtifs, les regards interrogateurs
Les railleries qui accusent de ridicule
Un engagement total
Sans chaussures de sécurité
Un engagement léger comme un fil
Fort et fragile comme un cheveu
Le temps nous est compté
Mais un engagement collectif, dense,
Comme autant de cheveux entremêlés
L’acier doux
Les cartes
La terre
Le savon
Les cheveux
La toile
Matériel dans le réel lourd
Dispositif léger
Impact profond

Texte après la visite de l’expo Mona Hatoum – Aubagne, 8 mars 2013
Pascale L. (Verviers)

Mona Hatoum : une exposition énigmatique et un parcours subjectif
Il faut se pencher de près pour constater que le keffieh est tissé de longues mèches brunes, qui s’évadent parfois de l’ouvrage, attestant la présence de cheveux… de femmes. Et l’on se prend à rêver : qui a donné ses cheveux ? Comment et dans quelles circonstances ont-ils été obtenus ?
Sur une petite étagère, des boules de la grosseur d’une agate sont entassées dans un reliquaire aux parois de verre. Il faut s’approcher de près pour reconnaître de grosses billes de cheveux. Tous de la même couleur. Tous de la même tête… de femme. Pour qui a visité Auschwitz et a vu les monceaux de cheveux destinés à finir en savon, c’est parlant.
Au mur, deux cadres moyens. L’un à fond blanc, l’autre à fond noir. Sur chacun est collé / laqué un carré de fine dentelle de cheveux gris, dentelle de cheveux blancs. On s’émeut du travail de la dentellière. Ici, pas de mèches, mais l’entrelacs d’un seul cheveu. Retenu parfois par un nœud de la taille d’une tête d’épingle.
Comme en contrepoint de cette légèreté, un énorme globe terrestre vide dont les parallèles et les méridiens en gros fils d’acier rouillé, font penser à une prison.
Un immense serpent noir ou un collier de drôles de perles : des boulets de canon. On reste coi.
Dans cette chapelle blanche des Pénitents noirs, l’exposition de Mona Hatoum est déroutante par son dépouillement même. Que veut-elle nous dire ? Que veut-elle nous faire comprendre ?
Non, pas d’explication ! Je veux trouver toute seule.
Où nous conduisent ces cartes-tapis, cartes-savons, cartes-coton, cartes-carton ? Quels territoires Mona Hatoum nous invite-t-elle à arpenter ?
Ic, on dirait des trous de bombes sur Beyrouth ; là, une planisphère comme un lac où l’on aurait fait des ronds dans l’eau en y jetant une pierre. Tiens, une pierre !? Et la rumeur se répand, s’amplifie, le monde entier en retentit.
Et notre esprit se met à fonctionner…

Odette N. (Carnoux)

(À suivre)

(# VILLE INVISIBLE / Compagnie des Arpenteurs (Aubagne)

Ville invisible

L’Arpenteur, associé à ‘Marseille Provence 2013, Capitale européenne de la Culture’.

En 2012 et 2013, la démarche ‘Ville Invisible’ se déploie en région PACA, et plus particulièrement à Aubagne et son agglomération.

Le projet dans le cadre de MP13, comprend deux spectacles, une installation, des opérations de collectages, des ateliers d’écriture, et de nouveaux artistes associés à L’Arpenteur (dont Hendrik Sturm, artiste marcheur).

•WALK MAN •3• petite rumeur•

Programmation : MP13 / agglomération d’Aubagne et du Pays de l’Etoile,
avec la collaboration du Théâtre Comoedia. Du 26 au 30 mars 2013 (Réservation indispensable).

Un voyage organisé, dans la Ville, en ce début de XXIe siècle. Les spectateurs projetés dans un futur lointain, plongent dans le passé pour atterrir dans une ville un soir de 2013. Tout au long d’une visite guidée par des walkmans, ils découvrent une ville … un soir, en 2013. Par un aller-retour imaginaire dans l’avenir, le spectateur se transpose dans l’ici et maintenant. Douze inconnus marchent ensemble dans la nuit de la ville, accompagnés par les sons de sa journée
C’est par le regard, ici mis en scène par l’entremise du son, que la ville va se révéler aux yeux des spectateurs.
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D’autres échos et ateliers d’échanges, de création et de réflexion, toujours en regard avec la Culture de paix seront mis en ligne bientôt.